• Il n’est pas possible qu’en 2017 on se retrouve à choisir entre « deux présidents de rien », selon la formule de Claude Askolovitch, qui désigne vous l’aurez compris le Président actuel et son prédécesseur. 

     

    On a vu sur TF1 jeudi un Président qui n’a plus rien à proposer jusqu’à la fin de son mandat, si ce n’est continuer sur sa lancée. « Je me cramponne » nous a-t-il même dit, et c’est absolument consternant. On n’a que faire du destin de M. Hollande, ce que nous voulons c’est un plan d’action pour sortir de l’ornière dans laquelle on s’est enlisé, à force de tracer le même sillon depuis 30 ans. Et à l’évidence ce plan d’action ne viendra pas de M. Hollande, qui ne sait qu’attendre un retournement de situation tombé du ciel, qui n’a plus d’idée, il ne lui reste plus que la compassion impuissante : « que vous puissiez trouver un emploi, même précaire (sic) », dit-il au jeune diplômé demandeur d’emploi. Hollande est devenu une espèce de Pétain compassionnel pour temps de guerre économique, d’ici à ce qu’il nous appelle mes pauvres enfants il n’y a pas loin, même s’il n’a pas encore tout-à-fait l’âge. Il est en tout cas aussi usé dans sa tête.

     

    Quand à son prédécesseur, qui tenait meeting hier à la Porte de Versailles, aucun espoir là non plus d’un quelconque changement. Discours complètement vide, discours publicitaire,  du Spam version agence Sarkozy/Guaino, sur la ligne Buisson, récemment licencié pour cause de fourberie mais qui a laissé son client lobotomisé. Le mot République prononcé 109 fois, comme un slogan publicitaire. Comme d’habitude de la part de Sarkozy, des mots, du blabla, des formules creuses auxquelles lui-même ne croit pas un mot, auxquelles personne ne croit, à part les fans écervelés qui se rendent encore à ses meetings. Un Président incantatoire, un bateleur de foire.

     

    Il appartient aux Français de dégager ces deux incapables, qui n’ont su ni l’un ni l’autre inverser la tendance au déclin de notre pays. Je sais c’est facile de critiquer, mais ce n’est pas de la critique pour la critique, il y a objectivement un problème, et je ne peux pas croire qu’il n’y ait personne en France de suffisamment inspiré pour redresser le cap.  La seule chose qui soit en notre pouvoir nous Français, c’est de ne pas reconduire ces deux hommes qui ont échoué, on ne fait pas du neuf avec du vieux. Cela passera par les Primaires de la Présidentielle. Si l’on reconduit ces deux-là aux Primaires, il y a de quoi désespérer de la démocratie. Et le FN se retrouvera certainement au deuxième tour. Avec pour résultat la reconduction d’Hollande, ou celle de Sarkozy. Ça vous fait envie, sérieusement ?


    votre commentaire
  • Depuis quelques jours on apprend que des drones survolent nos centrales nucléaires. Ceci est inquiétant, d’autant plus que les survols semblent coordonnés. Voici quelques scénarios possibles :

     

    1) Des amateurs s’amusent à faire parler d’eux.  On peut acheter aujourd’hui un drone pour quelques centaines d’euros, c’est donc à la portée de beaucoup de monde. Des affaires récentes ont attiré l’attention sur le survol de drones non autorisés, survol de la ville de Nancy, d’un match de foot, du quartier d'affaires de La Défense, de la Tour Eiffel…

     

    L’attaque des drones épisode 1

     

    A l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, une mode est vite créée. La coordination entre plusieurs vols sur plusieurs centrales dans un laps de temps court, peut venir d’une décision prise sur un réseau social quelconque, sur un forum consacré aux drones par exemple, ou sur une page Facebook thématique. Ou alors cela peut être un simple phénomène d’imitation, comme l’épidémie de clowns à laquelle on assiste depuis quelque temps. 

     

    C’est le scénario le plus rassurant, mais ce qui n’est pas rassurant par contre, c’est que les Autorités n’aient pas réussi à neutraliser ces drones ni à localiser leur provenance.

     

    2) Une ONG d’anti-nucléaires (mais pas Greenpeace, qui a démenti formellement), cherche à créer une psychose sur le nucléaire, il y a donc une démarche militante et politique dans cette action. La tactique ici est de ne pas revendiquer, parce que la revendication à la Greenpeace rassure immédiatement l’opinion et banalise la démarche, très vite oubliée. Ici le suspens maintient la vigilance de l’opinion inquiète.

     

    3) Une organisation terroriste fait des vols de reconnaissance en vue d’une attaque par des drones militaires. C’est un scénario plus improbable, d’autant plus que la coordination apparente des vols entre plusieurs centrales cadre mal avec la discrétion nécessaire à la préparation d’une action terroriste.

     

    4) Une combinaison entre le premier et le troisième scénario. Au départ il y a un vol de reconnaissance par une organisation terroriste, avec prise de photos pour mieux préparer l’action, ensuite une imitation par des amateurs inoffensifs.

     

    Quelque soit le scénario retenu, il y a de quoi s’inquiéter devant l’impuissance des autorités à gérer ce type de problème. Le survol des centrales est interdit, et là on voit des drones se balader à de multiples reprises au dessus des centrales de France, sans être le moins du monde inquiétés, et rentrer ensuite tranquillement à la maison. Et ni la police ni l’armée ne semblent avoir la moindre piste, à ce jour aucune arrestation n’a été faite, et les survols continuent. 

     

    Les drones sont un phénomène nouveau, qu’on n’imaginait pas dans les années 60, du temps où le Général De Gaulle lançait ce vaste programme qui devait assurer l’indépendance énergétique de la France, tout en respectant des impératifs de sécurité drastiques. Or il existe aujourd’hui des drones militaires capables de lancer des missiles et de détruire des ponts ou des immeubles, comme ceux utilisés par Israel contre les Palestiniens. Ces drones bien entendus ne sont pas à la portée de tout le monde, ils coûtent très cher, mais ils sont à la portée d’organisations terroristes financées par de riches pays du Golfe ou par des organisations maffieuses russes.

    Il y a en ce moment pas mal de gens qui nous en veulent, notamment à cause de la Syrie, et des menaces explicites ont été proférées par des organisations terroristes islamistes contre la France. 

    Il y a vraiment de quoi s’inquiéter devant cette absence totale d’efficacité de la Défense française face au surgissement de drones dans le ciel de nos Centrales nucléaires.

     

     


    votre commentaire
  • Ce tag trouvé sur une agence bancaire de Toulouse qui a été vandalisée résume l’état d’esprit de ceux qu’on appelle d’un terme méprisant « les casseurs ». Et cet état d’esprit, c’est l’exaspération. On est loin d’une violence gratuite exercée par de jeunes bourgeois dans le cadre d’une idéologie anarchiste post soixante-huitarde. Ces casseurs ne sont en définitive que des gens ordinaires, en prise aux difficultés de l’existence, victimes du chômage ou d’emplois précaires et sous-payés. Des gens pris à la gorge par les banques et les organismes de crédit, qui gagnent  beaucoup plus d’argent avec les mauvais payeurs qu’avec les bons, car cela leur permet d’appliquer ces fameux aggios, ou de saisir les biens (immobilier, voiture) à des prix défiant toute concurrence, pour les revendre ensuite au prix du marché. 

     

    Tiens, tes aggios

     

    La violence des rues ne fait que répondre à cette violence institutionnelle et légale du pouvoir économique, qui régente à présent toute la société, qui dépasse les nations grâce à des institutions comme l’Europe qui permet de s’affranchir des contingences démocratiques. On l’a bien vu lors du référendum de 2005, qui a été tout simplement annulé et revoté au Parlement parce que les Français, ces bougres d’imbéciles, avaient mal voté. Voilà ce qu’est cette démocratie dont on nous rebat les oreilles, alors ne nous étonnons pas qu’il y ait un retour à la démocratie directe, celle de la rue, celle des pavés dans les vitrines des banques.

    Le pouvoir a bien raison de s'inquiéter, car ces manifestations de violence désespérée sont peut-être les prémices d'un vaste mouvement de la population tout entière, visant à redéfinir les règles du jeu social, on appelle ça je crois une Révolution.


    votre commentaire
  • Apple et Facebook ont trouvé la parade à cette fâcheuse maladie qu’est la grossesse : la congélation des ovocytes des employées femelles (j’utilise ironiquement cet adjectif à dessein). La maternité, la vie de famille, ce n’est pas bon pour la productivité. Faire des enfants, c’est mieux quand on est vieux.  Le travail en entreprise exige qu’on soit à 100%, et les enfants, ça doit attendre. A quarante ans on a déjà fait carrière, on peut commencer à se reproduire, en attendant la retraite. Mais comme à cet âge-là la fécondité des femmes est en chute libre, on prend ses précautions quand on est jeune, en faisant provision d’ovules pour plus tard. C’est comme un plan d’épargne retraite, en somme. Grâce à la science, la Nature se plie toujours plus aux exigences de la compétition acharnée que se livrent les entreprises mais aussi les pays, dans une économie mondialisée.

     

    Une nouvelle étape est franchie dans l’intrusion de l’entreprise dans la vie privée. L’entreprise s’invite dans la chambre à coucher. Le planning, outil essentiel dans l’entreprise, devient planning familial. Ce n’est plus l’Etat qui fait une politique familiale, c’est l’entreprise privée, en fonction de ses besoins. Après la division du travail, la division en tranches de vies. Comme les fourmis, qui sont successivement nourrices, ouvrières, soldats. Pour le coup on ne voit plus trop la différence entre humain et insecte.

     

    La première entreprise à avoir mis en oeuvre ces dispositions incitatives, c’est Facebook. Pas étonnant de la part d’une société qui a l’œil sur tous les recoins de l’intimité de ses abonnés, de la chambre à coucher à la salle de bain, en passant par les cabinets. Venant d’Apple c’est plus surprenant, on sent vraiment que l’ère Steve Jobs est révolue. Celui-ci n’aurait sans doute pas laissé passer ça. Mais Tim Cook n’est pas Jobs, c’est avant tout un gestionnaire. Les usines et les bureaux d’étude d’Apple tournent à plein régime, Apple a besoin que ses employées soient à leur poste, et ça lui pose un problème de voir ses cadres partir en congé maternité.

     

    On peut se demander d’ailleurs pourquoi ces entreprises sont prêtes à investir dans un programme de congélation qui va leur coûter cher, ne serait-il pas plus simple de faire comme jadis, de n’embaucher que des hommes aux postes de responsabilité ? Oui mais voilà, la société a changé, et l’image de marque d’une entreprise est primordiale dans la société américaine, le moindre faux pas et c’est le boycott et la chute en bourse. Les femmes américaines revendiquent l’égalité de traitement avec les hommes, et ne veulent plus que la maternité fasse obstacle à leur carrière, tout en conservant le maximum de chances de pouvoir avoir un enfant quand elles le décideront.

     

    On a l’impression que cela ne s’arrêtera jamais, que la mainmise de l’entreprise capitaliste sur le destin des hommes et des femmes s’étend de plus en plus, jusqu’à régenter leur vie entière. Après la fécondation ce sera quoi ? La question reste ouverte. Mais on peut être sûr d’une chose, le capitalisme américain n’a aucun tabou.

    Comme d’habitude l’Amérique est en pointe dans les réformes de société au service de la libre entreprise. Et comme d’habitude l’Europe risque de s’engouffrer dans la brèche, le comité bioéthique belge a déjà rendu un avis favorable sur la question.

    C’est à nous citoyens d’essayer de faire entendre notre petite voix, en disant « attendez, là, il y a peut-être un problème ».


    votre commentaire
  • Les Musulmans de France en ont marre d’avoir à se justifier pour chaque méfait commis au nom de l’Islam, on les comprend. Et à chaque fois qu’un attentat est commis au nom de l’Islam, leur ligne de défense est toujours la même : les terroristes ne sont pas des musulmans, le Coran ne prône pas la violence, notre religion est une religion d’amour et de fraternité, fin de la discussion.

    Cet argument ne convainc visiblement pas, puisqu’on leur demande à chaque nouvel attentat de marquer leur désapprobation. Ce n’est pas en niant un problème qu’on le fait disparaître. Il est indéniable que les terroristes qui se réclament de l’Islam sont des musulmans, ce sont même des musulmans fanatiques qui respectent scrupuleusement le Coran, il font la prière 5 fois pas jour, ils font le ramadan, ils mangent de la nourriture halal etc. Ils sont musulmans au pied de la lettre, et même davantage que bien des musulmans pacifiques et modérés qui eux font régulièrement des entorses aux préceptes de leur religion, justement parce qu’ils ne sont pas fanatiques.

    Depuis quand une religion empêche de faire le mal ? Est-ce que les Chrétiens n’ont pas massacré à tour de bras pendant les Croisades, au nom de Jésus ? N’ont-ils pas torturé à tour de bras pendant l’Inquisition, n’ont-ils pas brulé les hérétiques sur le bûcher ?

    Plutôt que de répéter à chaque fois que ceux qui commettent des crimes de sang au nom de l’Islam ne sont pas des musulmans, les Musulmans de France modérés feraient mieux d’admettre que l’on commet des crimes au nom de leur religion. Ils feraient mieux d’admettre que dans certains pays musulmans du Moyen orient, une large proportion de la population a applaudi aux attentats du WTC, et continuent de soutenir les attaques contre l’Occident. Cela ne les empêchera pas de condamner ces crimes, et cela leur permettra peut-être de comprendre qu’il n’y a pas d’unanimité au sein de l’Islam, mais des courants, des tendances, des factions.


    votre commentaire